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Simone Alfieri 와 Thérèse Desqueyroux: 자유의 문제를 중심으로
Simone Alfieri et Thérèse Desqueyroux: à propos de leur liberté

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Authors
곽광수
Issue Date
1996
Publisher
서울대학교 사범대학
Citation
사대논총, Vol.52, pp. 47-73
Abstract
On connafît le célèbre article de Sartre, M. François Mauriac et la liberté,qui

critique vivement La Fin de fa nuit de Mauriac. Selon lui, Mauriac aurait

échoué à conferer Ia liberte a son heroIne, Therese Desqueyroux, comme il I' avait voulu au seuil de son roman a εcrire. II dit que Mauriac confond Ies visions interne et exteme, sa vision narrative etantomnisciente, et que cela prive Therese de sa Iiberte, en la transformant en une chose. Mais il n' en est pas ainsi dans Ies romans de Bernanos, qui pourtant adopte,

lui aussi, Ia vision narrative omnisciente. C’est qu'il y a un moyen pour creer

dans un roman a la vision narrative omnisciente des personnages libres ce

qu ’on appelle fa voix dans Ia poetique structurale. On pourrait donc dire que

Sartre n' est pas bien fonde dans sa critique de Mauriac, Ia vision narrative

n’étant pas, dans un roman a la vision narrative omnisciente, une critère

suffisante pour juger de Ia Iiberte des personnages. D’autre part, Gosselin, en comparant Simone et Therese dans son article, «Confrontation de deux univers romanesques Bemanos et Mauriac », juge sans

reserve que la premiere soit entierement libre , alors que la seconde ne l' est

pas. Que Therese ne soit pas libre , on pourrait bien s'en convaincre , mais iI

ne semble pas qu ’on puisse trancher aussi fermement Ia question de Ia Iiberté

de Simone. Car elle n' arrive pas a se Iiberer tout au long de son voyage de

crime du sentiment d’impuissance et de fatalite , ce qui veut dire que sa

volontε libre qui 1’engage dans son crime n’est pas entierement intacte. Si on

prend les images pour objet d' etude, les images relatives a Simone révèlent

qu'elle se rend dans son subconscient de sa mauvaise foi, c'est-a-dire, de son

mensonge à l'egard d'elle-même qui cache a elle-mξme Ie caractère inauthentique de son crime a commettre. C'est pour cela qu’elle n' arrive jamais, sauf un court moment de son acte criminel, a mobi1iser tout son etre pours'engager dans son crime. Ce qui signifie que sa liberte n' est pas entièreo

Mais tout de meme, Simone a agi elle a forme un projet d'une vie authentique, choisi un crime pour Ie realiser, et s'y est engagee, bien qu' elle ait doutε,dès la préméditation du crime et sans s'en prendre conscience, de l'authenticite de celui-ci. Tandis que tous les actes criminels de Therese necontiennent aucun de ces divers moments de l'acte libre (projet, choix,

engagement). Tout un chacun sait que son crime a commence . On peut trouver une image qui montre que Ie moment Ie plus actif meme de son crime suggere plutôt une fuite qu’un engagement. On paurrait donc dire que Simone prend, en quelque sarte, une place plus

élevée que Thérèse dans la hiérarchie des libertés, bien qu'el1es aient échoué

toutes deux à déployer des actes d'une 1iberté intacte et entière.
ISSN
1226-4636
Language
Korean
URI
http://hdl.handle.net/10371/72367
Files in This Item:
Appears in Collections:
College of Education (사범대학)Center for Educational Research (교육종합연구원)교육연구와 실천Journal of the College of Education (師大論叢) vol.52/53 (1996)
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