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感覺과 知性

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Authors
李亨植
Issue Date
1989
Publisher
서울대학교 사범대학
Citation
사대논총, Vol.39, pp. 93-112
Abstract
Les contextes socio-historique et spacial du roman proustien ne sont en réalité qu'un simulacre; le vrai champ d'action-les actions psychiques et non celles qu'on trouve dans les romans traditionnels-se trouve dans le moi, dans le sentiment intime ou dans les cellules du corps de Marcel. La personne sociale du héros n'est qu'un être éparse et perdu dans le chaos qu'on appelle "réalité", et il n'a ni but ni envers dans ce monde monotone et uniformel dans lequel il est jeté par on ne sait quel hasard. C'est un être quasi assoupi ou presque tombé dans la léthargie, et il se laisse ballotter comme une épave par les choses d'au jour le jour. Aucun événement extérieur ne le pousse à une action concrète; il est plutôt une sorte de "dormeur éveillé" que les anciens Arabes ou Persans ont si admirablement et avec tant d'humour figuré dans leurs contes. Pourtant, dès qu'un stimulus(que ce soit sous forme d'un odorat, d'un goût, d'un tact, d'une ouïe ou d'une vue) lui soit donné, un être qui était jusqu'alors endormi se réveille incontinent et se met à mieux saisir les impressions déclenchées dans la profondeur de son être. Cet autre être qui se réveille aux stimuli organiques est particulièrement sensible au "plaisir particulier" ou à l'euphorie qui accompagne la résurrection des impressions anciennes qui ont été jusqu'alors enfermées ou incisées(oui, c'est bien le terme, car l'action d'impressionner implique, physiquement parlant, celle d'inciser) dans le corps du héros. En même temps l'esprit du héros est alerté; il essaie donc de comprendre la cause de l'euphorie, de résoudre l'énigme de cette effervescence de son autre moi normalement endormi, et enfin il arrive à entrevoir la nature de cette novelle impression qui n'est à la rigueur autre chose que son passé vécu. Cette nouvelle impression n'est pas seulement une impression, mais une réalité, réalité différente de celle par laquelle on entend "vulgairement" les choses du monde. C'est aussi une réalité commune à la fois au passé et au présent, mais qui dépasse de loin les deux. Et le héros comprend tout de suite que son, intelligence ne peut rien faire dans cette résurrection providentielle du passé. Toute théorie de l'art de Proust est basée sur cette prise de conscience ou plutôt sur cette découverte: la sensibilité ou le sentiment prévaut contre l'intelligence. Ne serait-il pas donc nécessaire de mettre au point les caractéristiques de la sensibilité, les fonctions de celle-ci dans la création artistique, l'antagonisme existant entre l'impression et l'idée, la fonction-négative voire néfaste de l'intelligence dans la première phase de la création, la stérilité ou le mensonge de l'intelligence, la fausseté ou la vulgarité de la littérature soi-disant réaliste et enfin le rapport entre la sensibilité et l'intelligence? Dans ce présent article nous examinerons point par point toutes ces questions énumérées, et ce travail constituera une des premières parties de notre étude consacrée à la théorie de l'art de Marcel Proùst.
ISSN
1226-4636
Language
Korean
URI
http://hdl.handle.net/10371/72689
Files in This Item:
Appears in Collections:
College of Education (사범대학)Center for Educational Research (교육종합연구원)교육연구와 실천Journal of the College of Education (師大論叢) vol.38/39 (1989)
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