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번역시의 운명 - 한-불 번역의 경우 -
Le destin de la poésie traduite -le cas coréen-français-

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Authors
한대균
Issue Date
2002
Publisher
서울대학교 불어문화권연구소
Citation
불어문화권연구, Vol.12, pp. 38-63
Abstract
Le traducteur commence la traduction de la pOésie dans l’enthousiasme à 1’égard du texte. 11 ne faut pourtant pas Que l’on perçoive sa subjectivité entre 1’original et le texte traduit, mais qu’il 1’abandonne pour accepter la conscience de l’auteur. Par exemple, Yves Bonnefoy a traduit le titre d’un poème de Yeats, Sailing to Byzantium par Byzance-μautre rive. Ce poète-traducteur français réussit aínsi à éviter le danger de la traduction mot-à-mot, c'est-à-dire la traduction du transcodage. Pour démontrer cette nécessité de l’effacement du traducteur nous avons analysé trois problèmes que le traducteur pourrait rencontrer dans sa traduction, notamment dans la traduction française de la poésie coréenne.

Nous allons parler, en premier lieu, de la traduction de la poésie qui s’appuie sur la connaissace intuitive de la langue matemelle un poème de Jung Jin-Gyu dont le

premier vers pourraít être traduit de façon littérale “nous ne pouvons pas arriver jusqu’à nous". Ce vers, qui n’est pas en accord avec l' usage français, est loin d’être un bon vers français. 11 faut donc penser à la notion d'équivalence et examiner le sens du vers original. A partir de là, nous pouvons proposer cette traduction “nous ne savons pas le chemin / par où nous pourrlons nous connaître". Celle-ci est explicative et dénuée de tension poétique, mais le vers devient compréhensible aux lecteurs français.

Deuxièmement, il faut prendre en compte la traduction du discours. C’est un concept différent de la traduction, dans laquelle la langue est à transcoder en respectant les règles grammaticales. lci, nous avons analysé les poèmes de Song

Chan-Ho et de Ko Un. Par exemple, à la place de “devant l’étoile filante qui passe rapidement" nous pouπions proposer d’enlever le mot "rapidement", car c’est une εvidence (1‘étoile filante passe toujours rapidement). 11 faut donc essayer de

trouver des mots équivaIents plutôt que des mots correspondants. Dans ce travail on peut finir par abandonner certains éléments de la langue d’origine et modifier la fonnulation dans la langue d’arrivée.

Troisièmement la traduction comme acte d’une création littéraire. Pour que 1 ’acte de traduire soit considξré comme celui de créer un texte, le traducteur doit réfléchir sur le langage poétique en le distinguant du langage courant. 11 lui

faut tenir compte de la polyvalence des signes du texte. Même s’il n’existe pas d’équivalent exact d’un mot dans la langue d’arrlvée, le traducteur se voit forcé de privilégier une des notions possibles il doit prendre l'habitude de s’attacher

au sens de 1’énoncé ou à ses métaphores.

Comment traduire le “spleen" baudelairien et la “mauvaiseté" de Rimbaud ? Bonnefoy définit ces mots par ce qui appartient aux mondes impénétrables. Face à cette difficulté de la traduction, le traducteur est appelé à écouter l’auteur ‘'jusqu' au moment où il pourrait le devancer dans toute son écriture". 11 ne faut pas le refléter, car la traduction n’est pas une copie, ni une technique, mais il faut créer un autre texte en niant la présence du poème traduit.
ISSN
1975-3284
Language
French
URI
http://hdl.handle.net/10371/88819
Files in This Item:
Appears in Collections:
College of Humanities (인문대학)Centre de recherches sur la francophonie (불어문화권연구소)불어문화권연구 (Revue d`Etudes Francophones)불어문화권연구 (Revue d`Etudes Francophones) Volume 12 (2002)
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