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로베르 브레송의 〈사형수 탈옥하다〉에 나타난 무위(無爲)의 미학
L'estjetique du desoeuvrement' - une etude sur Un condamne a mort s'est echappe ou le vent souffe ou il veut de Rovert Bresson

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Authors
황혜영
Issue Date
2004
Publisher
서울대학교 불어문화권연구소
Citation
불어문화권연구, Vol.14, pp. 59-82
Abstract
"Cette histoire est véritable. Je la donne comme elle est, sans omements," l‘écrituredel’auteur ouvre le film où il y a peu d’événements remarquables sinon ceux de la vie monotone d’un condamné à mort. Le film produit pourtant les effets d’événements, la nouvelle forme inattendue du réel avec les nouvelles relations entre les images vi - suelles et les sons. Notre réflexion porte sur la narration du film dans son rapport avec le sujet de la contrainte et du salut.

Les images du personnage et celles des endroits qui se présentent souvent partiellement ne s’expliquent que dans la succession des images, dans la relation avec les sons. Les objets agrandis à côté des parties du héros jouent un rôle aussi important que celui des personnages. L’image fragmentaire semble enfermer le corps du person - nage au sein des objets immobi1es, or contradictoirement en elle gît l'attrait du dehors et 1’imagedel’espace libéré. Un simple changement du cadrage renverse la cause et 1’effet ainsi que le saut d’images cache la scéne cruciale au sein de sa présence même.

Le film dévoile 1’aspect actif et créatif du son en tant que garde et collaborateur. Les personnages s’arrêtent selon le signal du bruit. Par -fois c’est le silence qui devient obstacle tandis que le bruit comme celui du train les aide à se déplacer. L’apparition tardive de la source du son crée l’effet du suspense. Le rythme des bruits quotidiens se substitue à la musique du fond qui se réduit au fur et à mesure dans les films de Bresson. La narration au passé se sépare de la scéne au

présent au moment même de s’y accorder. D’où le choc et l’énergie sensorielle tout au long du film.

Le film montre la lutte sans action et sans armes du héros juste avec les choses inoffensives contre la pression exteme et contre soi-même. La libération se prépare dans l'oubli, dans son “dés∞uvrement" pen - dantqu’il se pr강areens’adaptant complètement à la contrainte. La libération est tout d’abord de 1’ordre physique mais elle sugére également 1’aspect spirituel. Le film insiste sur les deux clés pour yarriver: les efforts, 1’espoir, la confiance en soi d'une part, le saσifice et la grâe d’autre part. Si la grâce se donne à celui qui se bat, c’est ellemême qui lui procure la force d’espérer. Elle ne s’explique pas mais se

révèle à travers les flots des images et des sons. Le film extrait de la vie réelle 1’aspect mystérieux, des choses anodines les images inattendues si bien qu’il crée la forme de la liberté à travers la contrainte mêmedu ‘cinématographe.’
ISSN
1975-3284
Language
Korean
URI
http://hdl.handle.net/10371/88830
Files in This Item:
Appears in Collections:
College of Humanities (인문대학)Centre de recherches sur la francophonie (불어문화권연구소)불어문화권연구 (Revue d`Etudes Francophones)불어문화권연구 (Revue d`Etudes Francophones) Volume 14 (2004)
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