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보편적 신화소로서의 주권여신 : La Déese de la souveraineté comme figure mythique universelle

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Authors
이건우
Issue Date
2003
Publisher
서울대학교 인문대학 인문학연구원
Citation
인문논총, Vol.49, pp. 269-304
Keywords
주권여신신화설화켈트아일랜드그리스
Abstract
La Déesse de la souveraineté est le concept central de limaginaire
celtique. Notre travail a pour but dexaminer ses aspects dans Lebor Gabala
Erenn (Le Livre des conquêtes de lIrlande) et de prouver luniversalité de ce
concept par la relecture de la Théogonie dHésiode.
Il ny a pas déquivalent de la Théogonie grecque ou la Genèse biblique
dans la mythologie celtique. Par contre, Le Livre des conquêtes de lIrlande
relate des histoires mythologiques des premiers immigrants et il nous laisse
voir larchétype de limaginaire celtique.
Selon ce document rédigé au moyen âge par les moines chrétiens qui
gardaient encore la tradition druidique, les premiers arrivants en Irlande
avant le Déluge avaient pour chef une femme, Banba ou Cessair. Après le
Déluge, il y eut cinq conquêtes de lIrlande: 1° par la race menée par
Partholon de Mygdonie, cest-à-dire Petite Grèce, 2° par les Grecs de Scythie
guidés par Nemed, 3° par les Fir Bolg, descendants de Nemed qui étaient
retournés en Grèce, 4° par les Thúatha Dé Dánann, ou enfants de la Déesse
Dana, qui sont aussi descendants de Nemed, 5° par les Goidels, fils de Mil,
venus dEspagne. Les premiers arrivants avant le Déluge ont disparu soit par
le Déluge, soit par la peste. Après le Déluge, la race de Partholon na pas
survécu à la peste, mais les autres immigrants se sont succédé jusquaux
enfants de Mil.
Ce qui attire notre attention, cest que la société mythique de lIrlande
était, si lon veut, matrilinéaire, et la souveraineté de lîle était détenue par
la déesse ou la reine qui la concède au nouveau souverain en se mariant
avec lui. Les premiers arrivants ont été guidés par une femme; dans
lépisode de la conquête de Partholon, Le Livre des conquêtes de lIrlande
décrit longuement ladultère de la reine; après le massacre des Fir Bolg par
les Thúatha Dé Dánann, la reine des premiers couche avec le roi des
derniers; menant des combats contre les Thúatha Dé Dánann, les Goidels
sentretiennent avec trois femmes ou trois reines irlandaises qui demandent
que leur nom soit donné à lîle. Ces histoires nous permettent de conclure
que la déesse ou la reine est elle-même le symbole de la souveraineté de
lIrlande.
Si nous relisons la Théogonie dHésiode à la lumière de cette leçon, la
mythologie grecque, elle aussi, se révèle structurée autour du concept-clé
de la mythologie celtique. Gaïa, la terre-mère, a enfanté toute seule Uranos,
le ciel. Contre la tyrannie de son fils-mari Uranos, Gaïa incite lun de leurs
enfants Cronos à trancher les bourses du père avec la grande serpe quelle
a préparée. Craignant de perdre la souveraineté, comme son père, par lun
de ses propres enfants, Cronos les avale dès quils sont nés. Et Cest Rhéa
qui se révolte contre son mari souverain, en donnant Zeus à Gaïa pour quil
détrône son père. Et cest Héra qui sefforce de mettre un frein à la
fécondité désordonnée de Zeus.
ISSN
1598-3021
Language
Korean
URI
https://hdl.handle.net/10371/29416
Files in This Item:
Appears in Collections:
College of Humanities (인문대학)Institute of Humanities (인문학연구원)Journal of humanities (인문논총)Journal of Humanities vol.49 (2003) (인문논총)
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