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Moïra 에 나타난 Joseph의 폭행성 (La violence de Joseph dans Moïra de Julien Green)

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Authors
鄭然豊
Issue Date
1987
Publisher
서울대학교 사범대학
Citation
사대논총, Vol.35, pp. 17-31
Abstract
Au début de son oeuvre Moïra, Julien Green cite une phrase de Saint-François de Sale "La pureté ne se trouve qu'en Paradis et en Enfer." La violence de Joseph qui le conduit à sa propre destruction est due à la recherche passionnelle de la pureté, vérité absolue, qu'il s'imagine de trouver dans les austérités du protestantisme. Il rêve d'un paradis terrestre où tout le monde s'entend dans le respect de Dieu de sa religion, suivant les leçons de l'Evangile. Mais son manque de sensibilité de la vie moderne et civile ne lui fait qu'inviter les étudiants à chercher le moyen de lui jouer de vilains tours. Il s'efforce, toujours fidèle à son protestantisme, de tolérer leurs insultes et leur actions provocantes. Pourtant il tombe dans un trouble insupportable, ne pouvant chasser hors de lui le désir, qui s'enflamme dans ses veines, de les punir. C'est au moment où il perd tout à fait la maîtrise de soi dans un trouble extrême que Sa violence s'éclate incons ciencieusment d'une façon impulsive. On dira que la violence de Joseph dérive dans une certaine mesure d'un délire de compensation qui veut instinctivement surmonter sa crise, soit morale soit physique, et sauver 'son être de sa propre désagrégation. En fait, son être meurt de soif de la pureté d'une vie protestante, autant que du désir pur et physique qui refuse toute la moralité religieuse et stoïque. Sa violence se manifeste donc non seulement au moment de la crise morale mais encore à celui de la crise physique. Ses violences brutales aux étudiants qui raillent sa religion et sa vie stoïque et le déchirement impulsif de Roméo et Juliette qu'il entend d'avoir une scène impudique peuvent être considérés comme un acte de refus inconscient de sa désagrégation intérieure plutôt qu'une punition consciente du mal. Le viol farouche et l'assassinat incompréhensible de Moïra par Joseph représentent encore le refus instinctif de la désagrégation de de. son être; l'un se fait dans le délire de compensation corporelle d'un refoulé, l'autre dans le délire de compensation morale, dans l'illusion qu'il se fait pour rehabiliter sa pureté, en détruisant l'origine du mal, corps de Moïra, Les violences de Joseph ne peuvent se justifier aucunement dans la communauté humaine. Pourtant ses violences, que nous jugeons défensives plutôt qu'offensive, auxquelles il s'abandonne dans un délire et qui le conduisent à sa propre destruction, font qu'il nous inspire une certaine pitié. Peut-être la nature d'un être ne refuse-t-elle instinctivement toutes les règles(religieuses, morales, éthiques etc.) de la société qu'au moment où ils défavorisent son être. Si les violences de Joseph produisent, malgré leurs caractères criminels, les effets littéraires en nous inculquant un choc au coeur, c'est qu'elles apparaissent 'comme les dernierscris d'un homme qui s'accroche à la vie de son être, sa vérité absolue.
ISSN
1226-4636
Language
Korean
URI
https://hdl.handle.net/10371/72771
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Appears in Collections:
College of Education (사범대학)Center for Educational Research (교육종합연구원)교육연구와 실천Journal of the College of Education (師大論叢) vol.34/35 (1987)
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